« Personnellement je suis simplement pour l'interdiction des contributions rémunérées, il est absolument déloyal de se retrouver à batailler avec des gens qui sont payés pour le faire quand on est soi-même bénévole et qu'on travaille pour le savoir commun », écrit un contributeur sur le « Bistro » de ce dimanche estival. Cette opinion, soucieuse du respect d'un principe essentiel de la rédaction de l'encyclopédie en ligne - le bénévolat, au demeurant la plupart du temps associé à l'anonymat -, se heurte à une réalité dont on voit mal comment en éliminer les aspects contestables.
Les contributions rémunérées et déclarées (signe plutôt à mettre au crédit de celle ou celui qui en informe la communauté) sont sans doute moins nombreuses que les contributions rémunérées et non déclarées. Le cas du personnel politique en témoigne : les articles concernant les parlementaires - par exemple - sont à coup sûr entretenus en permanence par leurs équipes de collaborateurs, tant à Paris qu'au niveau de la circonscription. Les entreprises, les conflits et les personnalités qui leur sont associées, sont également des domaines où s'imposent des contributions rémunérées dont on devine qu'elles ne seront jamais déclarées comme telles !
Le lobbying ne s'affiche pas, mais on peut le subodorer en observant l'évolution du contenu de certains articles : ceux qui traitent de personnalités (journalistiques ou politiques) ayant fait à propos de la guerre en Ukraine des observations non conformes aux éléments de langage des représentants des pays de l'Union européenne montrent que leur conception repose sur un dispositif unique. Publier une information susceptible de conduire à s'interroger sur la manière dont la communication est assurée par les médias réputés fiables est tout simplement rejeté au prétexte que cela relaie la propagande du gouvernement russe !
Raccourci dommageable pour la présentation d'événements aussi tragiques et complexes...